L'association perspectives Dentaires se renie !

Pour les prothésistes dentaires ne traitant pas directement avec la clientèle
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L'association perspectives Dentaires se renie !

Messagepar Bureau RDF . » jeu. 9 juil. 2020 14:04

L' APD a la mémoire courte ! Ou alors Mr Miller faits de l'Alzheimer précoce !




L’APD propose que la facture de la prothèse dentaire soit payée directement par le patient au laboratoire :

Pourquoi une telle proposition

Les Chirurgiens-dentistes à tort ou à raison ont toujours été considérés comme des revendeurs de prothèses. Faute de soins ( 2/3 de leur activité) suffisamment rémunérateurs, un « rattrapage » s’est toujours fait que les prothèses dentaires. Faute de dissociation des actes prothétiques entre clinique et fabrication, un flou existe réellement sur les tarifications des praticiens accentué par le refus d’accepter la loi HPTS( 201..) de divulguer le prix d’achat du laboratoire fabricant, remplacé sur le devis conventionnel par un « prix de vente » véritable usine à gaz mêlant frais de structure du cabinet dentaire et soi-disant prix d’achat au laboratoire, dissimulant en fait, à l’analyse, toute information réelle au patient, comme le montre une étude de l’APD et celle d’un syndicat dentaire.

Les prothèses dentaires sont bien des produits finis, mises sur le marché par le laboratoire fabricant. Adapter et ajuster une prothèse dentaire est un acte clinique.

Ce système est préjudiciable à l’information du patient, et nuit fortement aux fabrications françaises de qualité.

Pourquoi les chirurgiens-dentistes refusent de divulguer la facture d’achat de la prothèse dentaire.

Beaucoup de pratiques commerciales incluent dans le prix « pied de facture » des remises, des escomptes, des gratuités, de toutes sortes pratiquées par nombre de laboratoires et plus particulièrement par les importateurs, et l’on peut penser que cela ne profite nullement au patient. Des fraudes importantes ont été constatées et sanctionnées en 201 et 201 par la DGCCF concernant l’information du patient.

Comment traduire concrètement la proposition ?

Cette conception n’est pas utopique, car elle existe dans l’ensemble du secteur médical français, et ce pour des fabrications similaires, celui des dispositifs médicaux sur mesure sur prescription d’un praticien médecin que ce soit en secteur libéral ou en clinique privée.

Dans le secteur dentaire, certaines fournitures pour l’implantologie et métaux précieux, sont parfois facturés directement par les fournisseurs au patient et quelques laboratoires pratiquent cette méthode, nullement contestée juridiquement, voire parfois avec l'accord du Ministère de la Santé.
Les importations

Donner réellement le choix au patient sur les prix d’achat d’une prothèse française ou hors UE, sans que le praticien ait un quelconque intérêt financier dans ce choix est une règle du jeu qui ne peut que privilégier la qualité et sauvegarder les emplois et la formation professionnelle en France. Une façon toute simple en conformité avec les règles du commerce international et la législation européenne, tout en encourageant le Made in France. Les importations de prothèses dentaires en France sont estimées entre 25 et 35% et ne subissent aucune taxe. Par comparaison ce n’est pas le prix à l’unité qui est important, mais le cumul des achats par un praticien. De plus, Les protocoles enseignés dans nos facultés ne sont pas respectés: on envoie l’empreinte, 1 voyage en Chine A R, pas d’essayage, pas de validation par le patient et on pose … et cela va toujours, cela doit d’ailleurs toujours aller, sinon les voyages mangent la marge.

Les Chirurgiens-Dentistes

Donner une plus grande clarté à l’exercice médico odonto-chirurgical en dissociant les actes cliniques et la fourniture de la prothèse dentaire comme cela est exigé pour toutes les autres professions médicales. Cette mesure n’entamerait en rien les honoraires prothétiques dus aux praticiens pour leurs actes cliniques prothétiques. Ils restent maîtres du choix du ou des laboratoires et de leur prescription.

Les Prothésistes Dentaires

C’est le souhait de la profession quand le schéma est expliqué. 61% des prothésistes dentaires y étaient favorables dans un sondage en novembre 2009, en 2018 : Les réticences se font au niveau des paiements, et dans la frilosité à faire des factures à la place des bons de livraison ainsi qu'à gérer plus de comptes clients. Au 21e siècle, les technologies numériques de paiement sécurisé, des délais et d’organisation comptable permettent dans un cahier des charges adéquates d’envisager des solutions non pénalisantes pour les laboratoires.

Le droit des patients

Le patient serait clairement informé du prix exact payé ainsi que de l’origine de fabrication. Son choix et son droit à l’information (droits des patients, loi Kouchner) grandement facilité. L'éternelle suspicion du chirurgien-dentiste "commerçant "dans un acte médical serait levée. Quand on refuse une « transparence » pour de seules raisons financières en médecine, on ne fait qu’accentuer la persistance à suspicion, au-delà de toute la confiance que l’on peut avoir envers son praticien.

La qualité des prothèses dentaires

La convention dentaire signée en mai 2018 a donné lieu de la part de praticiens et de syndicalistes dentaires à des commentaires signifiants que le plafonnement tarifaire de certaines prothèses dentaires allait obliger les chirurgiens-dentistes à se fournir dans des pays à bas coût de main d’œuvre, et donc de diminuer la qualité des prothèses, soit à demander à leurs laboratoires français de « s’adapter », donc de diminuer leur tarif. Ce chantage inacceptable au regard des faibles marges de bénéfices concernant les fabrications françaises observées dans la grande majorité des laboratoires et du fait que nous ne pouvons en matière médicale accepter d’offrir différentes qualités de fabrication (risques sanitaires), le praticien n’ayant plus d’intérêt financier dans la prescription, nous reviendrions vers un juste rapport qualité/prix souhaitable pour tous.

L’assurance maladie et la mutuelle complémentaire santé

Peu de coût supplémentaire pour ces organismes. Plus de transparence. Possible élaboration d'une nomenclature similaire à d'autres pays européens (voire Allemagne, Pays-Bas, Suisse..) voire une représentativité des prothésistes dentaires dans l’élaboration des conventions dentaires.

La loi, l’éthique, la déontologie

Cette conception répond intégralement à ce qui se pratique dans le domaine médical en France et au sein de l’UE. On ne comprend pas forcément la nécessité pour les chirurgiens-dentistes de globaliser dans une facture censée comprendre des actes relevant de l’art dentaire, le coût d’une prothèse dont la fabrication n’en relève pas. Il faut absolument créer des règles du jeu qui incitent à la vertu, plutôt qu’elles ne la supposent. Avoir un "intérêt financier" dans la prescription est de plus interdit déontologiquement;

La traçabilité

Nous serions en concordance avec les textes régissant la matériovigilance, car nous aurions une traçabilité descendante et ascendante totale en matière de dispositifs médicaux sur mesure, comme l’impose le code de santé publique.
Le patient serait clairement identifié en traçabilité (nom et numéro de sécurité sociale). Les prothésistes dentaires sont liés par le secret professionnel qui a autant de valeur qu’un secret médical.
Les responsabilités
Le code de santé publique, en tant que fabricant de DMSM impose aux laboratoires des exigences de santé et de sécurité au regard de la prescription d’un praticien pour un patient déterminé. Ces responsabilités de fabricant sont importantes au vu d’ailleurs des documents actuellement demandés, dissociées de celles des praticiens au regard des lois et des jurisprudences. Le paiement de la facture par le patient au laboratoire est un acte commercial et fiscal.

Le paiement

Le paiement par le patient au laboratoire pourrait se faire par chèque » mais disparition prévue dans les 10 prochaines années) carte de crédit par transmission télématique. On peut concevoir des acomptes et paiements dès réception du travail, et le patient remboursé sur facture acquittée, ce qui limiterait les impayés, voire par un tiers assurant le paiement intégral. Depuis longtemps certains laboratoires facturent directement les métaux précieux aux patients et les factures du matériel implantaire sont parfois payées directement au fournisseur sans que la législation soit transgressée. L’imagination au pouvoir : Un logiciel adéquate, chez le praticien et au laboratoire, pourrait fournir toutes les indications sur la nature du travail, sur le devis et les acomptes, sur la traçabilité intégrale (nom, num. ss,..) et les paiements ventilés éventuellement, sans oublier le dossier prothétique du patient, naturellement. On ne peut travailler sur le sujet que par concertation, cahier des charges et finalité, et non affirmer préalablement des certitudes afin d’éluder le sujet.
Relations inter professionnelles

Elles sont souvent décriées comme conflictuelles ou inexistantes au niveau syndical. Notre proposition ne peut que faire évoluer les professions de chirurgien-dentiste et celle de prothésiste dentaire vers des rapports plus harmonieux Quant aux relations cabinet dentaire et laboratoire, nous irions évidement vers du qualitatif au service du patient. C'est une évidence.

Évolution du système dentaire français

Décris comme complètement obsolète de par le mode de rémunération des praticiens (le prix des prothèses dentaires n’entrant qu’entre 10 et 15% des frais des cabinets dentaires, mais générant les ¾ de leur bénéfice), le plafonnement des honoraires prothétiques (convention dentaire 2018) malgré une augmentation tarifaire substantielle des soins dentaires, risque faute d’encadrement sur la fourniture des prothèses dentaires, d’inciter certains praticiens à faire pression sur les laboratoires français à baisser leur tarif. Ces derniers fabriquent des dispositifs médicaux sur mesure et nécessitent beaucoup de main-d’œuvre qualifiée malgré les avancées dans la CFAO (investissements importants par ailleurs). Le paiement de la facture du laboratoire par le patient s’avère être une des voies possibles pour réformer un système et le mettre en conformité avec la déontologie médicale, le choix et une meilleure information des patients et la pérennité de France de la profession de prothésiste dentaires assurant le service de proximité indispensable à la bonne collaboration avec les cabinets dentaires.



JJ Miller Prothésiste Dentaire 2011 /2018

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Quel Avenir pour la Prothèse Dentaire en France ?
Que constatons-nous ?

Des obligations de plus en plus importantes de qualité répondant aux nouvelles exigences de santé sécurité pour les patients

Une accélération très coûteuse des techniques de réalisation des dispositifs sur mesure

Une concurrence de plus en plus déloyale et destructive sur une profession non réglementée en France.

Des industriels, des financiers qui créent des officines paramédicales échappant à tous contrôles ex : boutiques de blanchiment de dents, ateliers de fabrication de gouttières nocturnes etc.

Sans des mesures adaptées nos entreprises pourront-elles résister ou devenir de simples sous-traitants, intermédiaires ou mandataires ?

Les chirurgiens dentistes ne se posent-ils pas déjà la question ? Que seront nos futurs fabricants de prothèses ? Quelles garanties auront les patients ?

Les praticiens, les pouvoirs publics, les patients ont-il intérêt à voir disparaître une grande partie ou la totalité d’une fabrication française actuellement très exposée aux concurrences aléatoires d’entreprises Françaises ou étrangères non encadrées, dont les praticiens seront à la merci !



Depuis 50 ans peu d’évolution dans nos statuts et règlements professionnels, nous en sommes toujours au niveau le plus bas le C.A.P. pour être responsable d’une fabrication de dispositifs médicaux intégrant des exigences de santé sécurité, obligations définies dans la Directive Européenne 93/42/CEE, transposée en droit Français. Exigences du livre II titre 1er du Code de Santé Public en vigueur depuis le 14 juin 1998 et révisée en 2007 par la directive 2007/47/CE.

Protho 88 .
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Re: L'association perspectives Dentaires se renie !

Messagepar Protho 88 . » jeu. 9 juil. 2020 14:15

Vous ne vous arrêtez jamais de balancer ? :gigakach:

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Re: L'association perspectives Dentaires se renie !

Messagepar BenDenturo » jeu. 23 juil. 2020 15:30



Sujet remonté par Anonymous le jeu. 23 juil. 2020 15:30.


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